Nos artistes inspirés

Certains artistes sont nés ou décédés dans l’Yonne, d’autres n’y ont fait que passer. Mais, tous y ont laissé leur trace. Il reste aujourd’hui nombre de pépites, où la mémoire de ces artistes est aujourd’hui encore bien vivante.

CARDO (1924-2009)

Itinéraire particulier que celui de Cardo. À l’âge de cinq ans, il tourne dans un film dont Gaby Morlay était la vedette. Un peu plus tard, en 1938, sa famille quitte l’Espagne pour la France.

l danse alors avec d’autres débutants appelés à se faire un nom dans le monde du spectacle : Piaf, Bourvil, ou encore Trenet. Comédien, danseur de claquettes, il se retrouve au générique de plusieurs films.

Passionné par les animaux, il s’installe en 1982 à Chamoux, près de Vézelay, et crée un parc préhistorique imaginaire, Cardoland.

Alain Bourbonnais (1925 – 1988)

© Caroline Bourbonnais

C’est un territoire de l’imaginaire que vous allez découvrir, un lieu créé et conçu par l’architecte Alain Bourbonnais pour abriter sa collection d’art hors-les-normes.

Architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, Alain Bourbonnais aimait tout ce qui est insolite, anticonformiste mais authentique et vrai. Il collectionne et présente dès 1983, avec l’aide de sa femme Caroline, dans leur maison de campagne à Dicy, les oeuvres de créateurs qui ne sortent pas des écoles d’art. Ils sont simplement facteurs, maçons, agriculteurs, ou encore garçon vacher.

Ainsi née la Fabuloserie : un lieu où des bricoleurs de rêves nous surprennent et nous émeuvent avec des morceaux de métal peints animés par des moteurs de machines à laver, des poupées de collants synthétiques, ou encore des Turbulents, figures de Carnaval conçues en papier mâché et objets détournés. Un lieu unique dédié à l’art brut, pur fruit de l’imaginaire.

Lydie et Robert Dutrou (1930 – 1990)

© Marie-José Drogou

Robert Dutrou était imprimeur-graveur. Son métier, il l’a appris aux côtés de Picasso, Braque, Chagall et Matisse avant d’intégrer la fondation Maeght où il devint le graveur attitré de Miro.

En 1985, Lydie et Robert Dutrou s’installent dans la demeure poyaudine qu’ils viennent d’acquérir à côté de Parly, dans l’Yonne, et créent l’un des haut lieux culturels de l’Yonne : le Centre d’Art graphique de la Métairie Bruyère

Raymond Humbert (1932 – 1990)

Dès leur rencontre aux Beaux-Arts de Paris, en 1958, Jacqueline et Raymond Humbert accumulent une multitude d’objets, véritables coups de cœur, témoins d’une époque révolue. Ils ne cessent de parcourir la France à la recherche d’objets qui les touchent, sur les foires à la brocante, les dépotoirs, les vide-greniers, chez les ferrailleurs ou dans des ateliers d’anciens artisans tombés dans l’oubli.

En 1969, ils s’installent à Laduz, dans l’Yonne où Raymond pratiquera la peinture jusqu’à sa mort en 1990, quasiment dans l’anonymat. Sa peinture, c’était sa respiration nécessaire, il faisait corps avec la nature, non dans le but de la représenter mais de la ressentir, au gré des saisons, mêlant graphisme vigoureux et éclatement coloré.

En 1986, le Musée des arts populaires de Laduz ouvre ses portes. Il réunit aujourd’hui plus de 100 000 objets. Métiers des artisans, outils, saboterie, poterie, grès, jouets populaires, manège de bois, sculpture sur bois, atelier de chevaux de bois… Aujourd’hui, Jacqueline veille sur l’oeuvre de son mari et présente depuis 2001 des expositions temporaires d’art textile/papier contemporain.